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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:52

 

On ne peut qu'être affligé par la qualité des débats tenus à l'occasion de ces élections présidentielles.

 

On peut s'interroger si la médiocrité des thématiques de ces débats est imputable aux candidats, ou plutôt relevant du niveau intellectuel des journalistes.

 

La presse et plus généralement les médias se sont dotés du quatrième pouvoir dans la hiérarchie après l'exécutif, le législatif et le judiciaire.

 

Sauf que cette hiérarchie est aujourd'hui bousculée et que le pouvoir des médias devient un marqueur absolu d'une régression de notre démocratie.

 

Car ce pouvoir prend une place prépondérante dans notre standard de vie, et structure notre pensée suivant un modèle exclusif du ' prêt à penser ' d'une unique dimension des réalités.

 

Cette pensée unique de plus en plus gauchisante, nous confine et nous façonne dans une perception dominante, sans autre alternative, prescrite comme l'unique évidence de la pensée naturelle.

 

Au niveau des débats sur les Présidentielles , l'anti-sarkozysme a été distillé au quotidien avec une constante déterminante.

 

Les Français ont été maintenus dans cette reflexion, jour après jour pour fixer intellectuellement notre opinion, non pas sur le fond du bilan de Nicolas Sarkozy, mais exclusivement sur sa forme, jusqu'à faire perdre  l'exactitude factuelle de son bilan et  nous faire percevoir un rejet de conséquence.

 

Mais les débats n'ont pas porté sur le Bilan de Nicolas SARKOZY et SARKOZY est tombé lui-même dans ce piège.


Avons-nous entendu parler de la Crise financière, dont il convient d'en dénoncer les dérives,  de la dette dont l'impact fait planer une menace importante sur nos conditions de vie, sur le rôle des Banques, leurs dérives  et leur responsabilité dans cette situation.

 

Avons-nous entendu une critique sérieuse sur la gestion de la Crise ?

 

Avons-nous entendu une opinion divergeante du Candidat Hollande, ou la moindre expression d'une politique autre, qu'il convenait de mener durant la Crise ?


La presse dans un reflexe de mimétisme, s'est bornée à focaliser ses attaques sur le rejet de Sarkozy.

 

Les Directeurs des Instituts de sondage sont venus d'ailleurs nous rappeler que les analyses démontraient que le rejet de Nicolas Sarkozy ne constituait en rien une adhésion au candidat Hollande, mais qu'elles exprimaient un anti- Sarkozysme.

 

La presse étrangère dans son unanimité a relevé l'absence ou le déficit intellectuel de la qualité des débats.

 

L'uniformité du discours asséné invariablement, jour après jour a conditionné méthodiquement une perception absolue et négative du bilan du candidat Sarkozy au lieu de laisser les Français se faire une opinion personnelle et d'expliquer thème par thème les enjeux auxquels la France devra faire face.

 

L'organisation même des débats, établie sous forme de Questions-Réponses, a détruit significativement toute réflexion intellectuelle sur cette Campagne, alors qu'il aurait fallu organiser de vrais débats, tenus historiquement lors des précédentes élections présidentielles, permettant à chaque candidat d'exprimer sa propre vision pour gérer la France.

 

Combien de journalistes se sont exprimés avec virulence relevant d'avantage du militantisme de gauche que du travail analytique de journalistes.

 

A l'évidence nous pouvons nous interroger, sur la pertinence du vote des Français, joué d'avance, compte tenu de ces conditions.


Ce vote n'a t-il pas été confisqué ?

 

Cette question légitime doit être posée !

 

Or la gauchisation du travail journalistique stucturant une perception attractive et sélective d'une pensée unique pose un sérieux problème à notre démocratie.

 

Cela signifie que notre perception et vision des problèmes de notre Monde, est tronquée et que la réalité des problèmes aussi bien de politique intérieure qu'extérieure est soumise à une manipulation évidente, encore une fois sélective,  qui doit être dénoncée avec force, tant elle constitue une grave menace  des équilibres des pouvoirs.

 

Il est regrettable de ne plus voir dans notre paysage médiatique une inspiration des Pères du journalisme français, comme Pierre LAZAREFF, Pierre DESGRAUPES, Hubert BEUVE-MERY ou encore Maurice CLAVEL.

 

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